Allocation de subventions à deux micro-projets - 8 juin 2011 [en]

Soutien a la société civile namibienne :
Priorité à la Sécurité alimentaire et aux Activités génératrices de revenus.

Le 8 juin 2011, l’ambassadeur de France en Namibie a alloué 350 000 N$ (environ 35.000 euros) en soutien à la société civile namibienne dans les domaines de la sécurité alimentaire et des activités génératrices de revenus, deux défis majeurs pour le développement du pays.

Depuis fin 2007, la France a alloué plus de 9 millions de dollars namibiens à la réalisation de microprojets en Namibie, via son Fonds Social pour le Développement (FSD). Le FSD est destiné à soutenir des projets concourant au développement socio-économique, mais aussi à l’environnement, à la santé, à la promotion des droits de l’Homme ou de la culture… Malgré ses proportions modestes, le FSD s’avère être un des instruments les plus efficaces de la coopération Française en Namibie. Son esprit s’ancre dans la solidarité, puisqu’il vise à réduire la pauvreté en contribuant au développement social des populations.

Ces deux nouvelles subventions participent à l’effort national de lutte contre la malnutrition et le chômage.

1) Une subvention de 250 000 N$ vise à soutenir l’ONG "Judea Harvest Namibia" dans ses actions en faveur de la sécurité alimentaire, par l’amélioration de l’accès à des produits maraichers frais et de qualité tout au long de l’année et par la promotion de l’emploi et des activités génératrices de revenus pour les populations défavorisées des zones périurbaines de Windhoek, Rehoboth et Okahandja.

Dans un pays où les précipitations sont généralement très basses et l’eau rare et couteuse, la majorité des fruits et légumes est importée d’Afrique du Sud. Les initiatives de production locale sont récentes et encore très limitées. Parallèlement, le phénomène d’urbanisation en Namibie s’accompagne de forts taux de pauvreté, de chômage, de faim et de malnutrition.

Depuis 2008, Judea Harvest Namibia assiste les populations pauvres de Windhoek, Rehoboth et Okahandja pour la mise en place de VegiTunnels destinés à l’alimentation. Les VegiTunnels permettent aux Namibiens de cultiver des légumes à fort rendement et sur de petites surfaces. La plupart de ces VegiTunnels sont associés à des plans de nutrition grâce auxquels tous les légumes produits vont directement dans les cuisines de centres sociaux.

Afin d’améliorer le rendement des plans de production, les communautés bénéficiaires ont besoin d’être formées. Judea Harvest s’est ainsi associée a Albert Fosso, un expert en horticulture et ancien coordonnateur du projet « Initiatives intégrées de soutien à l’horticulture urbaine et périurbaine en Namibie ». Un programme de formation au micro-jardinage, en nutrition et aux bases du commerce permettra aux centres sociaux et aux populations des townships de produire, manger mais aussi vendre des produits maraichers frais et de grande qualité nutritionnelle.

En outre, davantage de ces projets fructueux produiront un impact significatif sur la securite alimentaire en Namibie. Cette subvention contribuera à la réhabilitation des VegiTunnels existants et à la construction de nouveaux sites.

2) Une seconde subvention d’un montant de 100 000 N$ a été attribuée à l’ONG "Integrated Rural Development and Nature Conservation" (IRDNC) afin de financer la construction d’un centre artisanal à Ngoma, dans la région de Caprivi, qui contribuera à l’amélioration des conditions de vie de la « Conservancy ». La Namibie est l’un des rares pays au monde a avoir créé un statut spécifique – les « conservancies » - pour la conservation des ressources naturelles par les communautés rurales en leur confiant la gestion de la faune et de la flore dans des buts écotouristiques.

Dans les années 90, l’IRDNC a joué un rôle pionnier dans la diffusion du concept de gestion communautaire des ressources naturelles en Namibie. Ses programmes, qui associent protection de la biodiversité, développement rural et soutien aux populations, ont atteint des succès notables en terme de conservation, et contribué au développement de la société civile, permettant aux communautés de tirer bénéfice de la vie sauvage et jettant les bases d’un développement économique solide dans des zones auparavant marginalisées.

Le défi actuel est de soutenir ces organisations communautaires nouvelles et fragiles, de leur permettre de fonctionner efficacement et de pérenniser leurs activités sociales, économiques et environnementales.

Cette nouvelle structure permettra à 280 producteurs d’artisanat – en majorité des femmes – de vendre leurs créations et de ramener un revenu essentiel pour leurs foyers.

Des formations renforceront les compétences entrepreneuriales des producteurs afin qu’ils puissent gérer le centre de manière autonome et en faire une entreprise durable et rentable.

Dernière modification : 03/11/2011

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