Conférence sur le développement durable de la Namibie dans le cadre de la COP21 : "La politique énergétique de la Namibie"

Une conférence était organisée le 28 juin 2016 au Centre Culturel franco-namibien (CCFN) en présence de nombreux intervenants des secteurs public et privé sur le thème du développement durable de la Namibie dans le cadre de la COP21.

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Plus de 200 personnes ont assisté à cette seconde session du Park Talk dans les locaux du FNCC, qui a abordé les enjeux relatifs à la COP21 et aux énergies renouvelables.

L’Ambassadeur de France, Jacqueline Bassa-Mazzoni, a ouvert le débat en soulignant que la gestion énergétique était actuellement une mission souveraine pour tout Etat moderne et responsable. Grâce à ses ressources naturelles, abondantes et disponibles, la Namibie pourrait être ce pays, exemplaire sur tout le continent. L’Ambassadeur a conclu en affirmant que l’esprit, le génie et l’engagement politique namibiens devaient gérer et utiliser ces ressources au bénéfice de la nation, de sa balance commerciale et des secteurs industriel et minier.

L’invité d’honneur, Hon. Obeth Kandjoze, Ministre des Mines et de l’Energie, a à cette occasion déclaré que l’énergie était un secteur-clé pour le développement du pays, et que la sécurité de son approvisionnement était une priorité. Il a rappelé que le ministère privilégiait actuellement 3 axes dans sa politique énergétique :
-  Le développement des producteurs d’énergie indépendants, qui est crucial pour attirer les investissements que le gouvernement, seul, ne sera pas en mesure d’assurer ;
-  Le développement des énergies renouvelables : 14 licences ont été accordées à des producteurs d’énergie indépendants. 13 d’entre eux investissent dans le photovoltaïque et un dans l’éolien ;
-  La mise à jour de la Politique Énergétique Nationale qui mettra l’accent sur la sécurité d’approvisionnement du pays, particulièrement en hydrocarbures et en électricité. Cette politique vise également à assurer un accès à une énergie moderne et abordable pour les deux-tiers de la population, dans des régions rurales qui ne sont pas encore électrifiées. A cet effet, la collaboration du secteur privé avec le gouvernement est nécessaire.
En outre, le gouvernement finalisait actuellement un plan national sur la gestion des ressources qui devrait couvrir les 20 prochaines années.
PNGHon. Obeth Kandjoze, Ministre des Mines et de l’Energie

Veston Malango, CEO de la Chambre des Mines, a rappelé que l’industrie minière namibienne, en pleine expansion, était un grand consommateur d’énergie.
La Chambre des Mines soutenait fortement le développement des énergies renouvelables, un secteur stratégique pour sécuriser l’approvisionnement énergétique de la Namibie. Il a par ailleurs invité les producteurs d’énergie indépendants à respecter leurs engagements ; 35 licences avaient été accordées jusqu’à présent mais seulement une partie des producteurs avait fourni de l’énergie.
PNGMr. Veston Malango, CEO de la Chambre des Mines

RMB Namibia a rappelé que la banque avait accordé des financements à des projets énergétiques pour plus de 10 000MW en Afrique Sub-Saharienne, donc 1GW d’énergies renouvelables. Daniel Zinman, du département de l’énergie pour l’Afrique, a listé les critères de financement :
1) la stabilité politique et un cadre légal transparent ;
2) la solvabilité des entreprises ;
3) des documents (contrat d’achat d’électricité, entente de raccordement, accords directs…) conformes aux bonnes pratiques internationales ;
4) une bonne perspective de développement ;
5) un accès aux financements à long-terme via les marchés financiers.
Selon lui, la Namibie était bien positionnée au regard de la plupart de ces critères et par conséquent de nombreux bailleurs et investisseurs internationaux seraient prêts à s’engager dans le secteur énergétique de ce pays.

PNGMr. Daniel Zinman, département de l’énergie pour l’Afrique, RMB Namibia

Harald Schütt, directeur général de REIAoN (Renewable Energy Industry Association of Namibia), a souligné le besoin d’un engagement clair de la part du gouvernement pour encourager les producteurs d’énergie indépendants ainsi que d’un soutien international. Il a déclaré que la Namibie, qui a un fort potentiel en matière d’énergie solaire, doit effectuer sa transition énergétique et devenir un pays exportateur d’énergie.

Les échanges avec les participants, particulièrement denses et ouverts, ont porté notamment sur le thème de la place des jeunes dans le développement du secteur énergétique, et les politiques d’innovation.
PNGParmi le large public : l’Ambassadeur du Portugal, Mme Isabel Brilhante Pedrosa, le maire de Windhoek, M. Muesee Kazapua, le Premier Conseiller de l’Ambassade de France, M. Alexandre Peaudeau, et le Conseiller de Coopération à l’Ambassade de France et Directeur du CCFN, M. Patrick Portes.

Dernière modification : 20/07/2016

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