Conférence sur le développement durable de la Namibie dans le cadre de la COP21 : le changement climatique et les populations - le processus de migration climatique

PNG Cette cinquième session du Park Talk, organisée au FNCC par l’Ambassade de France avec le soutien d’InnoSun et de RMB, a abordé le phénomène des migrations climatiques.

L’Ambassadeur de France, Mme Jacqueline Bassa-Mazzoni, a souligné que l’Accord de Paris, qui entrera en vigueur le 4 novembre, est le premier traité international à reconnaître que les déplacements de population sont lies aux effets néfastes du changement climatique, première cause de déplacements humains dans le monde. L’ambassadeur a rappelé qu’en Namibie, le phénomène de migrations est avant tout interne, des régions du nord vers la capitale, soulevant les enjeux de l’intégration de ces nouveaux habitants. Si ces migrations risquent de s’accroître du fait du changement climatique, notamment l’aggravation de la sécheresse, l’Ambassadeur s’est dite optimiste quant à l’existence de solutions. JPEGL’Ambassadeur de France, Mme Jacqueline Bassa-Mazzoni, entourée de la ministre de l’intérieur, Hon. Pendukeni Iivula-Ithana, et de Mme Eva Mach, chef de projet à l’IOM

Hon. Pendukeni Iivula-Ithana, ministre de l’Intérieur et de l’Immigration, a dressé un panorama de la situation migratoire en Namibie, soulignant que le continent était particulièrement touché par les déplacements humains liés au changement climatique. Le pays accueille actuellement 3407 réfugiés, qui recherchent de meilleures conditions de vie et opportunités économiques. La ministre a appelé les dirigeants mondiaux à partager les responsabilités quant à l’accueil de ces migrants dans le cadre de la lutte pour l’éradication de la pauvreté ainsi qu’en matière de changement climatique. Elle a salué les efforts de la Namibie, notamment via la mise en place en 2011 du NCC SAP (Namibian climate change strategy and action plan 2013-2020) et la signature de l’Accord de Paris dans le cadre de la présidence française de la COP21. JPEG[Hon. Pendukeni Iivula-Ithana, ministre de l’Intérieur et de l’Immigration

Eva Mach, chef de projet à l’International Organisation on Migration (IOM), a insisté sur la complexité des migrations climatiques : internes ou externes, volontaires ou forcées, saisonnières ou permanentes… En 2015, les flux migratoires liés aux catastrophes climatiques (19,2 millions de personnes) ont dépassé, de loin, les flux liés aux conflits armés (8,2 millions de personnes). Elle s’est félicitée que, dans le cadre de l’Accord de Paris, les INDC (intended nationally determined contribution), qui reflètent l’engagement des Etats en matière de changement climatique, intègrent, dans 15 pays d’Afrique, les enjeux migratoires. JPEGMme Eva Mach, chef de projet à l’International Organisation on Migration

Ces interventions ont suscité des échanges riches et fructueux avec le public, qui comprenait plusieurs personnalités politiques telles que l’ancien président de la commission Mines et Energie à l’Assemblée nationale et ancien ministre Ben Amathila, le gouverneur de la région Khomas, l’ambassadeur de l’UE en Namibie, l’ambassadeur du Japon et le premier conseiller de l’ambassade de Turquie. JPEG Hon. Ben Amathila, ancien ministre, durant son intervention

Dernière modification : 03/11/2016

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