La coopération sur dons

La mise en œuvre de la coopération française en Namibie

La coopération bilatérale est conduite par le Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France à Windhoek pour les dons, par l’Agence française de développement (AFD, voir supra) pour les prêts (concessionnels ou non) et via l’aide-projet du Fonds français pour l’environnement mondial, dont la gestion relève de l’AFD. Elle est régit par 4 accords bilatéraux :

  • la convention portant statut du Centre Culturel Franco-Namibien signée à Windhoek (31/07/1991)
  • l’accord sur la coopération culturelle, scientifique et technique signé à Paris (9 novembre 1993) ;
  • l’accord sur la coopération culturelle, scientifique et technique signé à Windhoek (22 mars 1995) ;
  • la convention d’établissement du groupe AFD (AFD et PROPARCO) - 25 juin 1998.

Outre l’action menée par les attachés régionaux de coopération dans les domaines de la sécurité, de la défense, de la santé et de l’audiovisuel (voir supra), la France a apporté son assistance technique et a soutenu de nombreux projets dans des secteurs variés depuis l’Indépendance de la Namibie :

La coopération scientifique et archéologique a été initiée dès 1991, avec la 1ère mission Senut/Pickford en Namibie. La coopération dans ces domaines est restée riche dans plusieurs secteurs : archéologie, géologie, recherche fondamentale, astrophysique, espace, environnement et s’articule autour de partenariats entre institutions françaises (CNRS, MNHN, INRAP, universités, IPEV, centres de recherche) et namibiennes (UNAM, NUST, Musée national), via des financements du ministère des Affaires étrangères.

Aujourd’hui, la coopération française en Namibie soutient trois missions paléontologiques et archéologiques d’importance : mission des Pr. Senut et Pickford dans le Sperrgebiet, Mission archéologique en Namibie(MANAM) du Muséum national d’Histoire naturelle et mission Human Origin in Namibia (HON) de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP).

JPEG Découverte de la plus ancienne trace directe de la domestication des caprinés dans le sud de l’Afrique (mission MANAM dirigée par le Dr. David Pleurdeau du MNHN de Paris) ©MNHN

Dans le secteur de l’astrophysique, la contribution française au projet High Energy Stereoscopic System (HESS) est importante via le CNRS et plusieurs universités françaises associées.
Des partenariats scientifiques et technologiques continuent d’être explorés avec les organismes français de recherche implantés en Afrique du Sud (IRD, CIRAD et CNRS) ainsi que dans le cadre de projets de recherche régionaux ou mobilisateurs.

Depuis 1991, la France est l’un des rares bailleurs bilatéraux à intervenir de façon significative dans le secteur culturel. Cette coopération repose principalement sur le Centre culturel franco-namibien (voir infra) qui conduit une politique active de soutien aux principaux établissements culturels du pays et aux artistes français et namibiens, et ce dans toutes les expressions et dimensions artistiques et culturelles. Cette structure binationale, de droit local et subventionnée par le gouvernement français, figure au premier plan des institutions culturelles du pays et est un lieu incontournable de rencontres et de brassage dans la capitale. En liaison étroite et confiante avec les institutionnels nationaux, il organise également des événements pour le compte des représentations diplomatiques et assure la présidence du dispositif européen EUNIC.

JPEG Le « Bazaar » annuel, organisé par l’Association des Epoux/Epouses de diplomates – qui réunit toutes les communautés étrangères présentes en Namibie ©CCFN

Dans le domaine du patrimoine, la France a soutenu un programme de formation pour développer une compétence namibienne dans le domaine de la connaissance et de la conservation de son patrimoine qui s’est traduit par la mise en valeur touristique de sites culturels et d’un partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle et le Musée national de Namibie.

JPEG Façade du restaurant du CCFN, bâtiment classé de 1908 ©CCFN

La coopération linguistique, elle aussi initiée dès 1991, se poursuit aujourd’hui de manière soutenue ; en 2016, 3500 élèves apprenaient le français dans le primaire, le secondaire et le supérieur. En nombre d’élèves, le français est le plus important des départements de langue étrangère de l’Université de Namibie, où une section de français était créée dès 1993. Toujours active, elle est maintenant dirigée par l’une de nos compatriotes, Mme Aurélie Zannier.
JPEG Remise de livres du CCFN à l’Université de Namibie (UNAM) ©CCFN

Dès 1991, et jusqu’en 2012, la France est aussi intervenue dans le domaine de la gouvernance, essentiel au nouveau pays qu’était alors la Namibie. Notre coopération a contribué à la consolidation de l’Etat de droit (formation de journalistes, autorité de régulation audiovisuelle, soutien au bureau du médiateur, création d’une Commission consultative des Droits de l’Homme), à la modernisation du service public (partenariats avec le Namibian Institute of Public Administration and Management - NIPAM), et au développement local, à travers le Fonds Social de Développement (2 M€), de 50 projets visant les populations les plus vulnérables et portés par des associations et des ONG.

Dans le domaine de l’environnement, la France est intervenue de 1997 à 2012 en finançant le projet de « conservancies » (conservatoires associant communautés et Etat) pour valoriser la biodiversité végétale et animale et en apportant son assistance à la Commission du fleuve Orange (ORASECOM) par le renforcement institutionnel, des formations et la mise en œuvre de projets transfrontaliers.

De 1993 à 2008, la France a été l’un des grands bailleurs dans le domaine du développement rural, un secteur-clé pour le développement du nord du pays. Les projets « Développement Rural Nord Namibie » (NNRDP) et NOREESP ont notamment permis d’appuyer les initiatives et organisations locales (vulgarisation, commerce, gestion durable, amélioration sanitaire, aide alimentaire, etc.). Dans le domaine de la pêche, la France a financé un programme de surveillance aérienne, construit des infrastructures spécialisées à Arandis et Möwe Bay et financé le projet BENEFIT (Benguela Environment Fisheries Interaction and Training programme) avec l’IRD.

Plus récente, la coopération décentralisée s’illustre depuis 2008 par le financement par le Conseil général de La Réunion de postes d’enseignants Français Langue étrangère (FLE) pour le Centre culturel franco-namibien. Il existe aussi plusieurs partenariats dans les secteurs de l’enseignement entre établissements hospitaliers et culturels. Aujourd’hui, 3 projets de jumelage sont à l’étude entre les villes de Boulogne/Mer et Lüderitz, Le Havre et Walvis Bay, Bar-le-Duc et Otjiwarongo.

Dernière modification : 31/08/2016

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