Relations politiques

Sans liens historique, linguistique et culturel particuliers avec la Namibie, la France est pourtant depuis 1981 un partenaire engagé aux côtés du Pays des Braves, d’abord pour son émancipation puis dans ses efforts sur la voie de la démocratie et du développement, et maintenant en tant que partenaire culturel, politique et économique.

L’incarnation architecturale de notre longue et excellente relation bilatérale est le Centre culturel franco-namibien (CCFN), qui fête en 2016 ses 25 ans de présence en Namibie. En plein cœur de Windhoek, le CCFN est un symbole d’échanges, d’ouverture et un espace d’épanouissement pour la culture namibienne, dans toute sa diversité, et pour la francophonie, dans toutes ses dimensions.

Sur le plan politique, la Namibie et la France ont à cœur de défendre les principes démocratiques et de contribuer activement à la paix et à la sécurité en Afrique. En cette année de présidence française de la COP 21, la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies contre le Changement climatique, force est aussi de constater la convergence de vues de nos gouvernements sur l’Accord de Paris - historique dans son engagement universel, et ambitieux dans ses objectifs de limitation du réchauffement de la planète - qui prévoit de doter les pays les plus sensibles au changement climatique – à l’instar de la Namibie – de moyens et de compétences adaptés pour y faire face. La Namibie, premier pays africain pour son engagement en matière de réduction des Gaz à Effet de Serre (GES) de 89% d’ici à 2030, est à ce titre un signataire exemplaire, qui s’est notamment fixé avec un objectif de 70% d’énergies renouvelables.

La Namibie est maintenant une démocratie solide et stable, une économie en pleine croissance et une porte d’entrée logistique sur l’Afrique australe. Pour l’aider à faire face aux défis persistants de la pauvreté, notre engagement pour le développement de la Namibie se poursuit dorénavant à travers les instruments bilatéraux, que sont le Fonds Européen de Développement (FED), auquel la France participe à hauteur de 20%, et le Fonds Mondial (sida, tuberculose et malaria) dont la France est l’un des fondateurs et principaux contributeurs.

Si nos échanges commerciaux restent modestes, l’intérêt des entreprises françaises pour la Namibie est croissant, compte tenu des atouts du pays : stabilité politique, situation géographique stratégique, qualité des infrastructures, transparence en amélioration croissante de son environnement juridique et des affaires. De grandes entreprises françaises comme AREVA, Veolia, Thales, Colas, Peugeot, Alstom, Suez, mais aussi des PME franco-namibiennes, comme InnoSun (énergies renouvelables), contribuent, par leur expertise et leurs savoir-faire, au développement des capacités namibiennes et à l’amélioration de la balance commerciale française. Le French Business Club, qui réunit deux fois par an depuis 2014 des représentants namibiens et français du secteur privé local, participe activement à la formation de ce tissu économique franco-namibien, embryon d’une chambre de commerce bilatérale.
Fort de cet héritage et de ce nouveau dynamisme, l’ambassade de France à Windhoek et ses attachés régionaux, en lien avec le Centre culturel franco-namibien, l’Agence française de Développement, et les entrepreneurs et les entreprises françaises implantées localement, sont résolument engagés dans un partenariat, mutuellement bénéfique et profitable, avec la Namibie et les Namibiens.

Relations politiques

La France et la Namibie entretiennent des relations excellentes et amicales, et ce depuis la lutte de Libération namibienne. Dans les années 70, la France a été particulièrement active sur le dossier de l’indépendance de la Namibie au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Et en mai 1981, elle reconnaissait le droit inconditionnel de la Namibie à son indépendance et la SWAPO, représentante reconnue aux Nations Unies du peuple namibien, ouvrait un bureau à Paris.
Partageant l’objectif commun de paix, de sécurité et de développement en Afrique, nos deux pays entretiennent depuis lors des relations institutionnelles régulières. Les présidents Sam Nujoma et Hifikepunye Pohamba ont ainsi été accueillis en France par le président Jacques Chirac, qui lui-même s’est rendu en Namibie en 1998. En 2010, c’est Nicolas Sarkozy qui accueillait le président Pohamba à l’Elysée. Plus récemment, le président Hage Geingob a rencontré François Hollande dans le cadre de la COP 21 à Paris.

Nos parlements entretiennent aussi des relations suivies ; après la visite en 2013 d’une délégation du Sénat français à Windhoek, c’est une délégation du National Council, menée par son président Asser Kapere, qui a été accueillie en France en octobre 2015.

De nombreux ministres namibiens se sont rendus en France en 2015 : Hon. Leon Jooste, ministre des Entreprises publiques, Kathrina Hanse-Himarwa, ministre de l’Education, des Arts et de la Culture, Charles Namoloh, ministre de la Sûreté et de la Sécurité. Invitée d’honneur du Salon international du Tourisme de Colmar 2015, la Namibie a été représentée par le vice-ministre de l’Environnement et du Tourisme, Thomas Nambahu, à la tête d’une délégation d’une centaine de personnes : officiels, artistes, chefs de petites et grandes entreprises du secteur du tourisme. Enfin, nos ministres de l’Environnement, Ségolène Royal et Pohamba Shifeta se sont rencontrés à deux reprises en 2015, une fois à Windhoek et une fois à Paris, pour faire converger leurs efforts communs dans la lutte contre le réchauffement climatique et la désertification.

Dernière modification : 31/08/2016

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