Transports et sécurité routière

TRANSPORTS PUBLICS ET TAXIS

Les bus sont généralement bondés et peu fiables. Le nombre élevé des taxis circulant dans la capitale pallie, en densité au moins, l’insuffisance de transports publics. Ce sont généralement des taxis collectifs empruntant des itinéraires économiquement rentables, et le client ne sera pas nécessairement déposé à son exacte adresse de destination. La conduite des taxis est souvent hasardeuse, avec arrêts brutaux et démarrages sans clignotant, ce qui nécessite de la part des autres automobilistes une vigilance accrue. En outre, des passagers ont pu se voir dépouiller par des conducteurs de taxi indélicats A Windhoek, afin d’éviter ces aléas de conduite et de sécurité, il est recommandé d’emprunter des taxis dépendant de l’Office de tourisme.

Le réseau ferré est lent et les trains comportent à la fois des wagons de marchandises et des wagons voyageurs, ce qui en fait un moyen de transport peu usité. Les liaisons ferroviaires (Walvis Bay–Tsumeb-Ongwediva, Walvis-Bay–Grootfontein, Walvis-Bay-Windhoek-Gobabis, Walvis-Bay-Whindhoek-Lüderitz) suivent le tracé des principaux axes routiers.

LA CONDUITE AUTOMOBILE EN NAMIBIE

Remarques préliminaires

Pour conduire en Namibie, un résident doit, en principe, être titulaire d’un permis de conduire namibien, mais une traduction officielle en anglais du permis français est généralement tolérée. Les modalités d’acquisition du permis namibien sont précisées dans la fiche S’installer en Namibie : Permis de conduire.

En Namibie, la conduite est à gauche.

Certains carrefours comportent quatre panneaux STOP ou quatre feux maintenus tous clignotants : après l’arrêt, la priorité revient au véhicule qui s’est présenté le premier à l’intersection, les autres véhicules passant à leur tour selon leur ordre d’arrivée. Cette règle est généralement bien respectée par les Namibiens.

La police namibienne procède à des contrôles radars et d’alcoolémie.

Aucune alcoolémie n’est tolérée au volant. En cas d’infraction, une nuit en garde à vue est généralement appliquée.

Règles de sécurité

Le réseau routier namibien est, pour une bonne part, et en particulier dans les zones désertiques proches des sites touristiques, constitué de ’’gravel roads’’ (ou pistes principales). Ces routes, généralement bien entretenues, ont un aspect linéaire qui incite, à tort, à accélérer. En réalité, la tenue de route est très irrégulière et les conditions climatiques, notamment en période de pluies, la rendent parfois aléatoire (modifications du terrain, brusques montées des eaux dans des lits de rivière auparavant asséchés...). Les sollicitations imposées aux pneus peuvent aboutir à un éclatement de l’un d’eux et à une perte de contrôle du véhicule d’autant plus dommageable que la vitesse est élevée.

La beauté des paysages traversés distrait les automobilistes qui relâchent leur vigilance.

Il est fortement conseillé de ne pas excéder la vitesse de 80 km/h sur piste.

Le port de la ceinture doit être systématique, d’autant plus qu’il est obligatoire en Namibie.

L’utilisation de véhicules 4x4 est recommandée dès que l’on quitte la route goudronnée, le mode quatre roues motrices étant nécessaire pour le franchissement d’obstacles et sur les parties de piste sablonneuses.

Certaines zones désertiques restent très peu fréquentées, et en cas d’incident mécanique ou d’accident, les automobilistes peuvent passer plusieurs heures avant de pouvoir donner l’alerte et/ou être secourus. Il est donc indispensable de prévoir des réserves d’eau (2 litres par personne), de nourriture, une trousse de premiers soins ainsi que des réserves de carburant et une seconde roue de secours. Dès lors que l’on s’éloigne des axes principaux, il est opportun d’organiser ses déplacements à deux véhicules, de s’équiper d’un téléphone satellitaire et de décrire son itinéraire.

En résumé, quelques rappels et conseils pratiques

1) avant le départ
Toutes les zones ne sont pas couvertes par le réseau de communication par téléphone portable. En conséquence :
- informez, dans la mesure du possible, un tiers (proche, agence de voyages, ambassade) de votre itinéraire
- équipez-vous de cartes, guides, voire GPS selon l’itinéraire
- prévoir des réserves d’eau, de nourriture, de carburant, une seconde roue de secours et une trousse de premiers secours.

2) pour la conduite sur piste
- utiliser le véhicule en mode quatre roues motrices pour le franchissement d’obstacles et sur sable,
- attacher la ceinture de sécurité à l’avant comme à l’arrière, y compris pour les enfants
- conserver l’attention sur la route en permanence,
- éviter de conduire la nuit, en raison de la présence d’animaux, parfois de grosse taille, errant sur la route, attirés et éblouis par la lueur des phares,
- ne pas dépasser 80 km/h,
- allumer les phares.

3) en période de pluies
- appeler le lodge ou un contact au lieu de destination prévu, pour connaître l’état des routes ; indiquer l’heure probable d’arrivée
- ralentir, éviter les plaques de boue et repérer les parties de la route détruites par l’eau
- ralentir encore devant un panneau annonçant un lit de rivière
- ne pas tenter de franchir une rivière qui traverse la route
- attendre que le niveau de l’eau baisse et observer les autres véhicules qui traversent. Trous profonds, terrain meuble favorable à l’enlisement du véhicule, courant mal appréhendé constituent des risques réels. Ne tenter d’évaluer à pied la profondeur de l’eau, la force du courant et la stabilité du sol qu’avec une extrême précaution
- si, malgré toutes ces précautions, le véhicule devait être charrié par la rivière, il convient d’ouvrir les fenêtres pour laisser entrer l’eau à l’intérieur et permettre ainsi, après équilibrage de la pression à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule, l’ouverture des portes.

En cas d’accident

Si l’accident implique une tierce personne ou un autre véhicule, il est obligatoire de contacter la police (tél. : 10111). Elle ne se déplacera qu’en cas d’accident sérieux et invitera l’appelant à se rendre au commissariat le plus proche. S’il y a des blessés, contacter en outre les pompiers (fire brigade : 21 1111). NB : seuls les pompiers (et non la police) mettent en place l’évacuation des blessés. Dans tous les cas, informer l’assurance dans les délais prévus par le contrat.

Si le véhicule doit être remorqué :
- Tow-in Specialist : (061) 222111 ; 081 128 11 77 (couvre la Namibie et le Botswana)
- Valley Recovery Services : (061) 227 164 (couvre la Namibie)

Leur indiquer le nom de votre assurance.
Il n’est pas prévu de remplir un constat sur place, seul le constat de la police faisant foi. Il n’est toutefois pas interdit, en cas de collision entre véhicules, de dresser un schéma des circonstances de l’accident.

En cas de perte de contrôle du véhicule, occasionnée par une vitesse trop élevée par rapport à l’état de la route, les accidents sont souvent graves. Les soins, l’hospitalisation, voire la chirurgie sont dispensés à Windhoek ou en Afrique du sud où la qualité du service médical est satisfaisante. Compte tenu des distances, les rapatriements sanitaires peuvent être organisés en avion privé, ce qui les rend alors onéreux. Il est donc indispensable de disposer d’une couverture d’assurance auprès d’un professionnel du rapatriement à l’étranger (Europe Assistance, Inter mutuel Assistance…) ou d’une bonne assurance locale prévoyant, le cas échéant, la prise en charge des recherches de victimes (randonneur égaré en zone isolée par exemple). En cas de rapatriement sanitaire vers l’Afrique du Sud, un passeport en cours de validité sera nécessaire.

Location de véhicules de tourisme

Il ne faut pas hésiter à se faire expliquer par l’agence de location le type de véhicule utilisé (propulsion ou traction), ainsi que le fonctionnement de la boîte de vitesses différentielle avant de prendre le volant. De même, est-il indispensable de vérifier l’état général du véhicule, et plus particulièrement des pneumatiques, avant le départ et d’être assuré y compris pour le pare-brise.

Compte tenu du nombre important d’accidents de la route impliquant des touristes mais aussi des résidents plus aguerris, et de leur gravité, de nombreux loueurs de voitures ont installé des systèmes de ’’ tracking ’’ dans les véhicules permettant de vérifier la vitesse de conduite. En cas de non respect des limitations de vitesse, l’assurance souscrite ne couvre plus les éventuels dommages et le loueur de voiture est autorisé à se retourner contre son client.

Il arrive que les assurances des agences de location retournent la charge de la preuve à l’égard de l’assuré, qui doit alors prouver qu’il n’a pas été négligent. S’il n’est pas en mesure de le prouver, l’assurance refuse toute indemnité et l’assuré doit faire face à des frais parfois très élevés.

Mis à jour le 16 avril 2011

Dernière modification : 31/03/2012

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